Avec un budget limité au strict minimum, soins dentaires, oculaires ou psychologiques sont hors de la portée des moins nantis. Mario Saint-Amand nous guide dans ce périple sur l'accessibilité à un système qui comporte déjà deux vitesses. Ayant récupéré d'un grave accident de la route et ayant connu la dépendance à certaines substances, il nous plonge avec émotion dans l'implacable réalité de ceux qui n'ont d'autre choix que de prendre leur mal en patience.

Enfin, nos deux naufragés arrivent au terme de l'expérience. Après son bref retour à Québec, Pierre a pu mesurer le fossé entre sa vie d'emprunt et le confort vers lequel il retourne. Il ressasse toute la privation vécue, sachant pertinemment qu'il laisse derrière lui des gens pour qui c'est le lot quotidien. De son côté, Emmanuelle plie bagage. Elle fait don d'une partie de ses effets à un refuge pour femmes. Elle aussi réalise désormais que notre société comporte sa part d'inacceptable, souvent cachée, et bien loin de son Nouveau-Brunswick natal.

Alors, les voilà libérés de leur condition temporaire. En ressortent-ils transformés? C'est ce que nous saurons au cours de cet épisode.

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NAUFRAGÉS DES VILLES

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