Cet épisode nous entraîne dans l'univers de l'endettement, où l'on vend du rêve et où l'on exploite même la misère. Notre narrateur, le concepteur Claude Robinson, a connu l'abus lui aussi. Victime de plagiat, il a perdu sa chemise pour revendiquer ses droits. Il nous entraîne dans cette quête pour la survie financière avec mordant et justesse. Du crédit à la faillite, en passant par les « banques des pauvres », on découvre toute la précarité d'un système conçu comme un miroir aux alouettes.

Puis, Pierre mesure bien la vulnérabilité des gens pauvres, alors que la gérante de la maison de chambres d'où il déménage refuse de lui rembourser son dépôt de 100 $. Et elle ne cédera pas. De son côté, Emmanuelle est sortie voir un spectacle de Rufus Wainwright. Coût d'entrée : 35 $. Coût à la sortie : un peu de culpabilité, une bonne dose de calcul et un brin de déni.

Pas évident de se priver quand on a connu le confort.

© Radio-Canada

NAUFRAGÉS DES VILLES

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