Qui a dit que se nourrir était essentiel? Il faut d'abord payer le loyer et les comptes. Après, on verra. C'est probablement pour cette raison que 2,7 millions de Canadiens devront faire face à l'insécurité alimentaire au cours de l'année...

Avec le montant minimum de l'aide sociale, Pierre et Emmanuelle n'échappent pas à l'obligation de gérer leur budget de nourriture de façon très serrée. Dans sa nouvelle chambre, Pierre dispose d'une mini cuisinière, mais, pour faire à manger, il doit investir dans quelques articles de cuisine indispensables, qu'il magasine à l'Armée du Salut et au Dollarama. De son côté, Emmanuelle tente une autre approche. Elle a décidé de faire des provisions à petit prix en participant à une cuisine collective. Une bonne solution dans sa situation actuelle.


Dans cet épisode, Daniel Pinard nous entraîne dans le paradoxe qui existe entre nourriture et pauvreté. Moins connu comme diplômé en sociologie que comme animateur et chroniqueur culinaire, il nous dévoile une réflexion poussée sur le sujet. On découvre aussi que des organismes communautaires ont dû prendre la place laissée vacante par les gouvernements en termes de lutte à la pauvreté. En effet, ce sont les banques alimentaires, les cuisines collectives et les soupes populaires qui nourrissent les moins nantis. Tant l'estomac que le cœur.

Emmanuelle ressort d'ailleurs de son expérience de cuisine collective avec un bon nombre de portions préparées, ce qui la rassure et lui redonne le sourire. Quant à Pierre, il découvre la soupe populaire où il déguste un repas complet à 3,75 $. Pour l'instant, nos deux volontaires sont à l'abri de la faim.

Mais, qui aurait dit que le simple besoin de manger pouvait être synonyme de tant de stress?

© Radio-Canada

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