Dans ce tour d'horizon de l'aide de dernier recours, les mythes battent en retraite. En plongeant au cœur de la réalité, on découvre le véritable portrait d'une situation qui n'a absolument rien d'enviable. Issu d'un milieu modeste, Pierre Verville nous accompagne dans cet épisode avec une grande sincérité.

De son côté, Emmanuelle n'a plus le choix : elle doit se résoudre à cogner à la porte de la Société Saint-Vincent de Paul, où elle obtient un bon d'achat d'alimentation de 30 $. Quant à Pierre, il quitte ses colocataires pour emménager dans une maison de chambres. Mais, surtout, il est dans tous ses états. Comme tous les bénéficiaires d'aide sociale, il ne peut gagner plus de 200 $ supplémentaires par mois. La production a donc retenu sur son nouveau chèque l'excédent de ce qu'il a gagné au noir. « On joue la game, et le travail au noir, on peut pas passer à côté de ça! », tranche-t-il.

Il n'a pas tort. Dans la vraie vie, le travail au noir est invisible...

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