Partout autour d'eux, l'itinérance saute aux yeux. Le phénomène ne touche pas que les hommes. Il rejoint autant les femmes et les jeunes. Certains arrivent à s'en sortir. Mais c'est rare, surtout quand la toxicomanie, l'alcoolisme ou les problèmes de santé mentale s'en mêlent. À trimballer sans cesse son gros sac partout, Emmanuelle se sent itinérante. Elle a peine à imaginer que c'est le lot quotidien de certaines personnes depuis des années.

Pour ce voyage dans les derniers repaires de l'humanité, France Castel est une guide de choix. Elle avoue s'être rendue au bord de l'abîme. Par chance, à travers toute la misère, on retrouve aussi des organismes et des initiatives qui allègent un peu la souffrance. Le meilleur et le pire qui se côtoient pour adoucir la fatalité.

Au refuge pour femmes, Emmanuelle est bouleversée par sa rencontre avec une femme battue. Seul rayon de soleil, la générosité des gens, tant des intervenantes que des femmes de passage. Pierre, lui, vit une autre réalité. Il n'a plus de problèmes de logement. Il prépare le souper pour tout le monde, un soir de hockey. Pour un instant, c'est la détente. Mais, avec 172 $ pour boucler les trois dernières semaines du mois, ses soucis reviendront vite...

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NAUFRAGÉS DES VILLES

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