«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

Des membres des trois ordres de gouvernement ont fait front commun, dimanche, pour dénoncer les compressions dans le financement des organismes de lutte à l'itinérance de l'Outaouais.

Les conditions d'admissibilité du programme qui accorde le financement aux organismes de lutte à l'itinérance ont été modifiées. Cela entraîne une réduction de plus de 60 000 $ des subventions accordées à sept organismes de l'Outaouais.

Selon la députée fédérale de Gatineau, Françoise Boivin, « ils ont fait certaines coupures en disant que ce n'était pas du travail direct pour l'itinérance, et je pense qu'ils ont mal compris ce que ces organismes-là font ». Elle réclame que le gouvernement réévalue les demandes.

La député déplore que le gouvernement ait reconduit le programme à la dernière minute, en laissant seulement 48 heures aux organismes pour remplir les formulaires nécessaires à leur demande de subvention. Des conditions indécentes, dit-elle, compte tenu de l'ampleur de la tâche.

Parmi les groupes affectés, l'Entraide familiale de l'Outaouais perd une subvention de 14 560 $, alors que Logemen'occupe recevra seulement 10 000 $ en 2014-2015. Cela représente une diminution de 20 000 $ pour cet organisme. Les groupes communautaires touchés s'étaient d'ailleurs rassemblés, la semaine dernière, pour dénoncer ces compressions.

Pourtant, lorsque Québec et Ottawa se sont entendus, le 4 février dernier, pour reconduire les fonds de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI) pour l'année 2014-2015, le financement des organismes ne devait pas être affecté.

Logemen'occupe, pour sa part, demande que l'entente signée en février dernier entre les ministres responsables du Québec et d'Ottawa soit respectée.

 

<lire l'article original sur Radio-Canada.ca>

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