«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

Radio-Canada.ca

Logemen'occupe dénonce à nouveau l'état d'un logement de la région et son propriétaire, Paul Tovan.

Un couple et leur bébé de cinq mois ont emménagé dans ce qui a tous les airs d'un taudis, à Val-des-Monts, en juillet dernier, malgré l'état des lieux. M. Tovan se serait engagé à l'époque à rénover la propriété.

Le couple payait jusqu'à récemment 1000 $ par mois, plus le chauffage et l'électricité. Ils ont cessé de payer leur loyer quand ils se sont rendu compte que les travaux ne se faisaient pas et que les lieux continuaient à se détériorer.

Le propriétaire les a dénoncés à la Régie du logement.

Logement insalubre appartenenant à Paul Tovan, à Val-des-Monts.

L'inspecteur immobilier Pierre Vachon a visité la résidence et dénombré de nombreuses irrégularités, qui vont de l'exposition de fils électriques sous tension, à la moisissure, aux trous dans les murs et les plafonds, etc. À son avis, les risques d'intoxication, d'électrocution et d'incendie sont grands.

Selon la locataire, Madame Désormeaux, le propriétaire lui aurait dit que même si la résidence brûlait, qu'il était assuré.

Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, en a assez.

« Pour nous, de toute évidence, M. Tovan est un bandit en cravate, un exploiteur de la misère humaine, un propriétaire qui se spécialise dans les taudis, ce n'est pas notre première sortie contre monsieur Tovan. » — François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe

Joint au téléphone, M. Tovan, dont l'un des immeubles a été détruit par les flammes en mars dernier, affirme qu'il n'a rien à se reprocher, que les dégâts sont attribuables aux locataires.

Mme Désormeaux et son conjoint ont déposé une plainte au service d'incendie de la municipalité de Val-des-Monts.

La plainte a été redirigée au département de l'urbanisme, qui compte effectuer sa propre inspection dans les prochains jours, bien que la municipalité n'ait pas encore de code d'insalubrité.

La petite famille va déménager à Gatineau dans un mois. Mme Désormeaux avoue avoir appris sa leçon et exigera dorénavant que toute promesse d'un propriétaire soit mise par écrit.

<voir l'article original sur Radio-Canada.ca>

 

RadioCanada.ca

L'organisme Logemen'occupe est irrité du report, pour une deuxième fois, d'une rencontre avec le maire de Gatineau, Marc Bureau, et le ministre responsable de l'Outaouais, Benoît Pelletier, au sujet du logement social.

 

Le directeur de l'organisme qui milite en faveur de la construction de logements sociaux à Gatineau, François Roy, devait rencontrer les deux hommes vendredi dernier. Or, la réunion a été reportée à lundi matin en raison d'un conflit d'horaire au bureau du maire. Lundi matin, c'est le ministre Pelletier qui a dû reporter à son tour la rencontre.

 

François Roy se dit frustré de la situation. Il estime que la Ville de Gatineau n'a pas la réelle volonté de faire de la question du logement social une priorité. M. Roy déplore qu'aucun des 15 projets de logement social voté au conseil cette année ne soit encore en chantier.

 

Il y a un an, le maire Bureau souhaitait faire de Gatineau une ville mandataire, comme Québec et Montréal. Avec une enveloppe budgétaire du gouvernement provincial, Gatineau déciderait seule des endroits et des échéanciers pour construire ses logements sociaux. Toutefois, les négociations n'ont pas encore abouti à ce sujet.

 

Conscient des retards, le conseiller municipal Luc Angers, président de la Commission permanente sur l'habitation, précise que la Ville fait des efforts pour accélérer le processus.

 

De son côté, le ministre Pelletier assure que la rencontre avec le maire de Gatineau et Logemen'occupe aura lieu dans une semaine.

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