«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

 

« Certains devront prévoir 50 % ou 60 % de leur revenu pour se loger » - François Roy


François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe.
SIMON SÉGUIN-BERTRAND, ARCHIVES LEDROIT

Mathieu Bélanger
Le Droit

 

Une trentaine de locataires du plus gros organisme sans but lucratif d'habitation de l'Outaouais, victimes d'une décision administrative, sont à risque de perdre leur logement d'ici la fin du mois d'août.

Dans une lettre envoyée à la fin du mois de juin, l'entreprise de gestion immobilière Immogeste a informé les locataires des Habitations populaires de l'Outaouais (HPO) qu'ils verraient leur loyer augmenter de façon importante entre août et novembre prochains, à la suite d'une révision du calcul de la subvention provenant de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

Pour certains locataires, souvent des bénéficiaires de l'aide sociale, des personnes âgées ou fragilisées, cela représente une augmentation de 200 $ du loyer mensuel. « Certains devront donc prévoir 50 % ou 60 % de leur revenu pour se loger, c'est dramatique pour ces personnes », indique le coordonnateur de l'organisme Logemen'occupe, François Roy. « On se bat d'un côté pour obtenir de nouveaux logements sociaux et de l'autre on perd ceux qui existent déjà. C'est inconcevable. »

Ce dernier explique que la situation découle d'un programme de la SCHL, le 56.1 dont les subventions sont basées sur les taux d'intérêts en cours. « La baisse des taux d'intérêts est responsable de la situation, dit-il. En réalité, ce programme de la SCHL n'est tout simplement plus adapté à la réalité d'aujourd'hui. La SCHL doit revoir ses programmes », explique M. Roy.

« Je crois que le conseil d'administration de HPO ne se rend pas compte de l'ampleur de leur décision sur la vie des locataires touchés. L'organisme doit trouver d'autres alternatives »

Le député bloquiste de Gatineau, Richard Nadeau, a affirmé que la SCHL doit revoir rapidement les conventions d'exploitation qui la lie à l'organisme sans but lucratif d'habitation. Selon lui, la SCHL, qui profite de surplus de 11 milliards $, a les moyens de bonifier les subventions qu'elle octroie.

<lire l'article original sur LeDroit.ca>

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