«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

François Roy poursuit sa grève de la faim,... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

François Roy poursuit sa grève de la faim, malgré la décision de la Ville de Gatineau d'exproprier les logements insalubres de la rue Morin.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Guillaume St-Pierre
Guillaume St-Pierre
Le Droit


Le coordonnateur de Logemen'Occupe, François Roy, n'a toujours pas eu de réponse à ses demandes alors qu'il en était hier à sa sixième journée de jeûne.

Le militant est installé depuis la semaine dernière dans un logement insalubre de la rue Morin, dans le secteur Hull.

M. Roy souhaite que la Ville de Gatineau adopte un règlement de salubrité qui forcerait les propriétaires de taudis à rénover leurs logements, et donnerait le pouvoir à la Ville de démolir les bâtiments.

«Quelques personnes sont venues me visiter, mais aucun membre de la classe politique tant fédéral, provincial que municipal malgré notre invitation formelle», affirme-t-il.

Il dit avoir reçu la visite de courtiers immobiliers, qui ont pu lui confirmer qu'il existe «de plus en plus de taudis sur le territoire de Gatineau», dont un certain nombre sont dans un état plus lamentable que ceux de la rue Morin.

Le militant rappelle que les personnes vivant dans ces milieux toxiques sont souvent atteintes de différents troubles de la santé et ont une espérance de vie moindre.

Il ajoute que le maire Marc Bureau avait reconnu les lacunes du règlement de salubrité actuel de la ville et «l'importance de le renforcer en demandant à l'Assemblée nationale du Québec une modification de la Charte de la ville».

«Aujourd'hui, ces mêmes politiciens nous disent que cette démarche de bonification n'est plus nécessaire et que la Ville peut obtenir les mêmes solutions sans faire ces demandes de modification, précise-t-il.

Le FRAPRU manifeste

Par ailleurs, une manifestation pour réclamer la poursuite des subventions fédérales à 127000 logements sociaux existants s'est tenue samedi après-midi à Québec, à l'invitation du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Ces subventions, accordées depuis des décennies par Ottawa, doivent se terminer graduellement au cours des années 2014 et 2015, ce qui pénalisera les locataires à plus faibles revenus qui y demeurent, selon l'organisme. Selon le FRAPRU, les loyers de ces personnes moins nanties risquent d'augmenter considérablement avec la fin de ces subventions. Dans certains cas, le coût du logement pourrait doubler et même tripler.

<lire l'article original sur LeDroit.ca>

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