«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

LeDroit.caModifications au programme d'Accès logis

Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)
Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.
SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LEDROIT

Mathieu Bélanger

 

Des modifications faites par la Société d'habitation du Québec (SHQ) au programme d'Accès logis priveront de nombreuses personnes à risque d'itinérance d'un logement permanent en Outaouais.

L'organisme Logemen'occupe a vertement dénoncé, hier, les nouvelles orientations de la SHQ dans le financement de logements sociaux. Auparavant, le volet 3 du programme Accès logis permettait de financer des logements permanents pour les gens ayant des problèmes particuliers et étant à risque d'itinérance. Ces personnes identifiées par le milieu communautaire n'avaient qu'à débourser 25 % de leur revenu pour habiter dans un logement qu'ils pouvaient conserver.

Depuis décembre dernier, les projets de logements permanents ne seront financés que s'ils s'adressent à des gens atteints d'un handicap physique ou mental les rendant inaptes au travail. Ceux qui n'auront pas de telles conditions médicales reconnues et qui ne bénéficient pas déjà d'un logement permanent via Accès logis devront se contenter de logements de transition. « La SHQ adopte maintenant une approche en fonction de la condition médicale et non plus en fonction du statut social, c'est une mauvaise lecture de ce qui cause l'itinérance », indique François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe.

En Outaouais, déjà deux projets de logements permanents se sont vus refuser du financement à cause de ces nouvelles orientations de la SHQ, soit un projet de la Soupe populaire s'adressant aux femmes itinérantes et un autre des Oeuvres Isidore-Ostiguy qui aurait permis de livrer un logement permanent à 11 familles de la région. « Il n'y a aucune cohérence entre ces nouvelles orientations de la SHQ et les orientations gouvernementales et législatives concernant l'itinérance et le logement social au Québec », ajoute M. Roy.

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