«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 


François Roy mène une grève de la faim depuis lundi dans un logement insalubre de la rue Morin, dans le secteur Hull.

Étienne Ranger, LeDroit

Guillaume St-Pierre
Le Droit

 

Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, est rentré de Québec bredouille, vendredi. Le militant n'a pas été en mesure de rencontrer le ministre responsable de l'habitation, Sylvain Gaudreault, après que ce dernier ait annulé la rencontre promise à la suite d'une grève de la faim de 17 jours.

«Ce n'est pas très intéressant, avec tout le déplacement», a lancé M. Roy, visiblement déçu de la tournure des événements.

Durant son séjour de quelques heures dans la capitale, le militant s'est tout de même entretenu avec un attaché de presse du ministre, ainsi qu'avec le pdg de la Société d'habitation du Québec (SHQ), John McKay.

«On a effleuré le sujet et abordé quelques points d'intérêt, mais ils n'étaient pas en mesure de donner des réponses ou prendre des décisions, explique-t-il. On n'a rien réglé.» Ce n'est toutefois que partie remise, le militant ayant obtenu l'assurance d'une rencontre le 18 juin prochain.

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Tout en soulignant qu'elle n'approuve pas la grève... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)
Tout en soulignant qu'elle n'approuve pas la grève de la faim de François Roy, la Dre Anne-Marie Bureau a voulu dénoncer le fait que des familles soient contraintes de vivre dans des logements insalubres.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit


Justine Mercier
 
 
À la quinzième journée de sa grève de la faim, le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, a reçu l'appui de la Dre Anne-Marie Bureau, du Centre de pédiatrie sociale de Gatineau.

Tout en soulignant qu'elle n'approuve pas la grève de la faim de M. Roy, la Dre Bureau a voulu dénoncer le fait que des familles soient contraintes de vivre dans des logements insalubres.

«Est-ce que le fait de vivre dans une maison qui est insalubre a un impact sur la santé? La réponse est oui. Si on ne regarde que les moisissures, on sait que les moisissures vont donner des symptômes essentiellement respiratoires, a indiqué la Dre Bureau. [...] Il y a des gens qui sont plus sensibles: les gens qui ont déjà des problèmes pulmonaires bien sûr, les personnes âgées, les personnes immunodéprimées, mais aussi les enfants, et surtout les petits enfants, et dans notre quotidien, on le voit clairement.»

La Dre Bureau a précisé que de vivre dans un endroit mal chauffé ou rempli d'insectes peut aussi causer un stress dont les impacts sont importants sur la santé.

«On sait maintenant, avec des données solides dans la littérature, que le stress chronique, ça a un effet sur la santé des enfants, et ça a un effet majeur au niveau du développement de leur cerveau, a-t-elle mentionné. Ce n'est pas rien.»

La Dre Bureau souhaite ainsi que les «acteurs principaux» se concertent davantage dans ce dossier.

«Je ne trouve pas ça normal que la santé publique, la municipalité et les autres paliers de gouvernement et le milieu communautaire ne se tiennent pas dans ce dossier comme ils se tiennent dans d'autres dossiers», a-t-elle déploré.

François Roy a pour sa part indiqué ne pas avoir eu de nouvelles du cabinet du ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, qu'il souhaite rencontrer.

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LeDroit

François Roy... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)
François Roy
Étienne Ranger, Archives LeDroit
 
Charles Thériault

 

François Roy accepte de rencontrer le maire de Gatineau, Marc Bureau, mercredi après-midi.

Après avoir hésité durant quelques heures, le coordonnateur de Logemen'occupe, qui a débuté une grève de la faim il y a une semaine, a accepté d'aller à la rencontre du maire.

Depuis le début de sa grève de la faim, il exigeait que Marc Bureau se rende lui-même dans le logement insalubre de la rue Morin, où il a élu domicile pour dénoncer l'inaction de la ville dans le dossier des taudis.

«Nous avons décidé d'être bon joueur et de rencontrer le maire mais je poursuis ma grève de la faim. Je ne ferai pas la même erreur qu'en septembre 2011 quand j'ai arrêté ma grève de la faim parce que l'ancien ministre responsable du dossier de l'habitation, Laurent Lessard, avait pris des engagements qu'il n'a pas respectés», a déclaré François Roy.

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Le Droit

François Roy... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)François Roy
Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

 
Charles Thériault
 
 

Le maire de Gatineau, Marc Bureau, se dit prêt à rencontrer François Roy à la Maison du citoyen, mais le coordonnateur de Logemen'occupe hésite à accepter l'invitation.

Réagissant à la grève de la faim que mène François Roy depuis près d'une semaine, le maire Bureau a réitéré l'invitation qu'il lui avait lancée en janvier. «Une lettre est partie et je l'invite à mon bureau n'importe quand, dit-il. Mon bureau est ouvert.»

François Roy occupe un logement jugé insalubre sur la rue Morin, depuis mercredi dernier. Il mène une grève de la faim et il réclame une rencontre avec le maire Bureau et le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, dans l'édifice du secteur Hull. Il accueille la proposition du maire sans grand enthousiasme.

«Je vais en discuter avec le conseil d'administration de Logemen'occupe, mais nous demandons plus que ça. Lorsque M. Bureau était conseiller municipal, il me suivait pas à pas lorsque je montrais des taudis comme ceux de la rue Morin. Mais maintenant qu'il est maire, il n'ose plus venir voir les mêmes logements.»

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François Roy poursuit sa grève de la faim,... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

François Roy poursuit sa grève de la faim, malgré la décision de la Ville de Gatineau d'exproprier les logements insalubres de la rue Morin.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Guillaume St-Pierre
Guillaume St-Pierre
Le Droit


Le coordonnateur de Logemen'Occupe, François Roy, n'a toujours pas eu de réponse à ses demandes alors qu'il en était hier à sa sixième journée de jeûne.

Le militant est installé depuis la semaine dernière dans un logement insalubre de la rue Morin, dans le secteur Hull.

M. Roy souhaite que la Ville de Gatineau adopte un règlement de salubrité qui forcerait les propriétaires de taudis à rénover leurs logements, et donnerait le pouvoir à la Ville de démolir les bâtiments.

«Quelques personnes sont venues me visiter, mais aucun membre de la classe politique tant fédéral, provincial que municipal malgré notre invitation formelle», affirme-t-il.

Il dit avoir reçu la visite de courtiers immobiliers, qui ont pu lui confirmer qu'il existe «de plus en plus de taudis sur le territoire de Gatineau», dont un certain nombre sont dans un état plus lamentable que ceux de la rue Morin.

Le militant rappelle que les personnes vivant dans ces milieux toxiques sont souvent atteintes de différents troubles de la santé et ont une espérance de vie moindre.

Il ajoute que le maire Marc Bureau avait reconnu les lacunes du règlement de salubrité actuel de la ville et «l'importance de le renforcer en demandant à l'Assemblée nationale du Québec une modification de la Charte de la ville».

«Aujourd'hui, ces mêmes politiciens nous disent que cette démarche de bonification n'est plus nécessaire et que la Ville peut obtenir les mêmes solutions sans faire ces demandes de modification, précise-t-il.

Le FRAPRU manifeste

Par ailleurs, une manifestation pour réclamer la poursuite des subventions fédérales à 127000 logements sociaux existants s'est tenue samedi après-midi à Québec, à l'invitation du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Ces subventions, accordées depuis des décennies par Ottawa, doivent se terminer graduellement au cours des années 2014 et 2015, ce qui pénalisera les locataires à plus faibles revenus qui y demeurent, selon l'organisme. Selon le FRAPRU, les loyers de ces personnes moins nanties risquent d'augmenter considérablement avec la fin de ces subventions. Dans certains cas, le coût du logement pourrait doubler et même tripler.

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