«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

Louis-Marie Poissant affirme toutefois qu’il est difficile de répertorier la présence de l’insecte. Selon lui, contrairement à la croyance populaire, il s’agit un problème qui concerne principalement les gens aisés. «C’est surtout ceux qui ont les moyens de voyager qui en ramènent. Ces gens-là ont aussi les moyens de s’en débarrasser rapidement.»

Éviter la prolifération

Il existe plusieurs façons de déterminer si on a des punaises de lit, selon M. Poissant. Se réveiller la nuit en raison d’un pincement, trouver de petites taches de sang sur ses draps ou encore des rougeurs sur sa peau. «On peut également éteindre la lumière et passer lentement une lampe de poche sur le matelas et voir s’il y a du mouvement.»

Louis-Marie Poissant explique que les maisons uniques infestées par l’insecte sont assez facilement nettoyées. C’est plus complexe pour les édifices à logements multiples. Les punaises de lit sont attirées le CO2 que l’on expire, la chaleur et le mouvement.

«Pour l’exterminer, il ne suffit pas d’évacuer le logement infecté. Les punaises de lit peuvent passer par les prises de courant. Si elles ne trouvent plus de nourriture et qu’ils sentent quelque chose dans l’appartement voisin, elles y seront rapidement.»

Pour éviter une prolifération du parasite ailleurs dans l’immeuble, le spécialiste en santé environnementale conseille d’avertir le propriétaire rapidement. «Ils ont souvent le mauvais réflexe de faire payer le nettoyage à celui qui les a amenés. Pourtant, il devrait même le récompenser. Il lui évite une catastrophe.»

François Roy prétend cependant que de nombreux propriétaires laissent pourrir la situation ou interviennent trop mollement. «On a eu des plaintes qui nous signifiaient qu’on mettait du temps à intervenir

Avec les ventes-débarras qui sont commencées et la journée nationale du déménagement qui approche (1er juillet), Louis-Marie Poissant recommande la prudence pour éviter d’amener la punaise de lit chez soi. «Vérifiez les camions de déménagement avant d’y mettre vos meubles. Passez également l’aspirateur dans votre nouveau logement.»

Déménager dans la rue

Le 1er juillet n’augure rien de bon pour certaines personnes. Par le passé, plusieurs se sont retrouvés sans logement à cette date. Le coordonnateur de Logemen’occupe indique toutefois que ce phénomène s’est estompé dans les dernières années. Il reste toutefois vigilant, ça pourrait revenir d’une année à l’autre.

«Des gens avisent leur propriétaire qu’ils ne renouvelleront pas leur bail sans garantie d’avoir un autre toit. Les taux d’inoccupation sont très faibles, alors c’est difficile de trouver autre chose. Il suffit qu’un grand nombre d’Ontariens déménagent de notre côté la même année pour qu’on ait plusieurs personnes à la rue.»

Selon M. Roy, les difficultés à trouver un logement ne sont pas concentrées en une date, mais sont répandues sur toute l’année.

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