«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

photo: Joanie Duval
François Roy a dénoncé un autre logement

Publié le 12 Mai 2013
Antony Da Silva-Casimiro

Le coordonnateur de Logemen'Occupe François Roy en est à sa 6e journée de grève de la faim et il n'a toujours pas reçu les visites attendues.

Mardi, il a demandé au maire Marc Bureau ainsi qu'au ministre des Affaires municipales Sylvain Gaudreault de venir faire un tour sur la rue Morin pour voir à quoi ça ressemblait «un vrai taudis». Bientôt une semaine s'est écoulée et toujours pas de réponse pour M. Roy.

Il avait également invité les autres politiciens de Gatineau à venir le visiter au 23, rue Morin. «J'ai eu un échange avec madame Sylvie Goneau (conseillère municipale et présidente de la Commission permanente sur l'habitation) et elle m'a dit qu'elle passerait. Je n'ai pas eu de retour sur une date», précise-t-il.

Il y a deux ans, il avait effectué une première grève de la faim, qui avait duré dix jours avant qu'on lui réponde qu'il aurait une rencontre avec le ministre Gaudreault. Cette fois-ci, il n'a même pas reçu un accusé de réception à la suite de son courriel où il fait part de ses demandes.

«La balle est dans leur camp. Je vais poursuivre la grève tout aussi longtemps que ça ne sera pas réglé. Je vais aussi montrer qu'il y a des gens qui mettent leur santé et leur sécurité en péril en vivant dans des taudis», indique le coordonnateur de Logemen'Occupe, qui s'est installé dans un des logements insalubres.

Il demande au maire de Gatineau d'honorer ses promesses de 2011 concernant les taudis. On lui avait assuré que le problème serait rapidement réglé avec une demande de modification de la Charte municipale de Gatineau. Deux ans plus tard, aucune demande n'a été effectuée. Il veut voir les taudis disparaître et forcer les propriétaires à les rénover ou les démolir.

<lire l'article original sur JournalLaRevue.com>

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