«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

LaRevue
photo: Patricia Lanteigne
7ième journée de grève de la faim pour François Roy, coordonateur de l'organisme Logemen'Occupe.

Le maire de Gatineau Marc Bureau a fait parvenir une invitation au coordonnateur de l’organisme Logemen’Occupe François Roy lundi le sollicitant à le rencontrer. «Je l’invite à mon bureau n’importe quand. Mon bureau est ouvert pour le recevoir», dit-il.
«Malgré les promesses des élus de faire la demande de modification de la Charte municipale en septembre 2011, plus de 18 mois après cette rencontre, aucune demande n’a été envoyée au ministère de l’habitation», explique M. Roy.

La modification de la Charte municipale est nécessaire pour concéder aux inspecteurs municipaux la possibilité de condamner des habitations jugées dangereuses à l’habitation.

D’après François Roy, les élus agissent de mauvaise foi. Il demande au maire et au nouveau ministre responsable de l’habitation, Sylvain Gaudreault de venir visiter le logement dans lequel il a entamé sa grève de la faim pour démontrer l’état de la situation.

Cette maison située sur la rue Morin, n’est pas bien isolée, forçant les anciens occupants à débourser une facture d’électricité dépassant les mille dollars pour deux mois de service. Elle démontre des problèmes de moisissures et des émanations toxiques, sans compter les problèmes de chauffage et d’eau.

«J’ai perdu confiance en leurs promesses. Je pense que les dix dernières années démontrent bien avec toutes les démarches qu’on a fait que le maire n’est pas de bonne foi», explique François Roy.

Lettre au maire

Le coordonnateur de l’organisme Logemen’Occupe dévoué à la cause des mal-logés, François Roy a entamé sa grève de la faim mardi dernier dans le but de faire avancer les choses dans le dossier des taudis à Gatineau.

«Au cours des dernières années, nous avons été témoins d’un nombre incalculable d’engagements et de promesses de toutes sortes et tout aussi intéressantes les unes que les autres par des représentants politiques des différents partis politiques et de différents paliers de gouvernements (municipal, du Québec et d’Ottawa) afin de mettre en place des dispositifs visant à corriger la situation. Tous et toutes, comme vous, ont promis, en déchirant leur chemise sur la place publique, de remédier à ces situations insupportables et abjectes», peut-on lire dans une missive envoyée au maire le 7 mai dernier.

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