«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

En matière de logement social et de lutte à l'itinérance

La situation de la lutte à l'itinérance et le logement social allaient de pair avec la température, jeudi, selon les dires des organismes communautaires.

Munis de pancartes et de parapluies, plus de 70 manifestants ont pris d'assaut la rue à Gatineau jeudi afin de faire entendre «la voix des plus démunis».

En appui à la manifestation nationale lancée par le FRAPRU, le Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais (CRIO) ainsi que Logemen'Occupe s'attend à ce que le prochain budget du gouvernement provincial, qui sera déposé en juin, soit défavorable pour les familles à faible revenu.

«On craint le discours ambiant, le discours d'austérité. Il y aura des conséquences directes sur les populations plus fragilisées et plus appauvries. On souhaite que le budget du ministre des Finances mette à l'avant-plan les différents droits essentiels au plein respect des droits de l'homme», déclare Alexandre Ranger, coordonnateur du CRIO.

Mais selon ce que les organismes entendent, le budget Leitao irait dans l'autre sens. En fait, au lieu de donner de l'argent, il sabrerait dans le volet administratif et couperait par la suite des programmes d'aide sociale, si nécessaire, affirme M. Ranger.

«C'est un manque de volonté et de courage et des gouvernements actuels d'aller chercher le financement là où il est. Il y a différentes mesures pour en avoir. Mais plutôt, on nous dit qu'on va couper des milliards $ dans les dépenses publiques.»

Toutes les communications du gouvernement libéral parlent de coupures, ajoute-t-il. Même que les élus ne poursuivraient pas avec Accès-Logis, un programme d'aide financière qui permet aux personnes à faible revenu de simplement payer 25% des coûts en logement.

«S'ils font ça, ça va être des dizaines de milliers de familles au Québec qui seront dans l'impossibilité de payer. Les libéraux ne se sont jamais prononcés sur la question d'Accès-Logis. On n'entend rien à propos de leur politique de la lutte à l'itinérance. Quand ils pensent à de belles choses, ils consultent la population et en ce moment, ils ne consultent pas», mentionne Yves Séguin, président du CRIO.

Le FRAPRU demande l'ajout de 50 000 logements sociaux au Québec. De ce lot, la construction de 5000 logements serait nécessaire pour subvenir aux besoins en Outaouais.

<lire l'article original sur JournalLaRevue.ca>

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