«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

Les punaises de lit continuent d’être un problème, notamment à Montréal. Ici, le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy, affirme toujours recevoir des plaintes de façon régulière à cet effet.


Punaises de lit

Le phénomène était pourtant disparu dans les années 50, selon le spécialiste en santé environnementale de l’Agence de la santé de l’Outaouais (ASSSO), Louis-Marie Poissant. Avec certaines mutations et la croissance du nombre de voyages, le parasite a pu effectuer un retour et se propager partout sur la planète.

Si M. Poissant indique que la propagation est moins importante qu’elle a pu l’être au début des années 2000, M. Roy prétend de son côté qu’il s’agit d’un problème de plus en plus important. Selon le visage de Logemen’occupe, la santé publique dans la région ne sensibilise pas suffisamment les gens à cet enjeu. Il aimerait qu’un registre des cas de punaises de lit soit tenu par l’ASSSO.

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Publié le 28 Mai 2013
Julien Paquette


La question du logement accessible à Gatineau a refait surface récemment avec le cas de la rue Morin.

La Ville de Gatineau vit une «crise du logement» selon plusieurs intervenants du milieu. Or, le ministère des Affaires municipales du Québec ne voit pas les choses du même oeil.

Le 3 mai dernier, la conseillère du district de Bellevue, Sylvie Goneau, a rencontré des membres du cabinet du ministre Sylvain Gaudreault, afin d’obtenir les prévisions du gouvernement en matière de logement social et abordable.

L’élue gatinoise et présidente de la Commission permanente sur l’habitation est ressortie déçue de cette rencontre. Mme Goneau affirme qu’elle n’a pu obtenir la garantie que des investissements importants seront faits en Outaouais pour augmenter le nombre de loyers à prix modique.

Les représentants du ministre Gaudreault auraient indiqué à Sylvie Goneau ne pas vouloir «loger des Ontariens». Selon la conseillère municipale il s’agissait d’une réponse «arrogante». Elle estime que son interlocuteur tentait par tous les moyens d’expliquer pourquoi Québec ne répondra pas aux demandes de Gatineau en matière de logement.

Les critères d’admissibilité de l’État pour l’obtention d’un logement abordable sont pourtant clairs: «pendant au moins 12 mois au cours des 24 mois précédant sa demande ou sa réinscription, il a résidé au Québec ou, si le règlement du locateur le prévoit, dans le territoire de sélection du locateur», stipule la Loi sur la Société d'habitation du Québec.

Sylvie Goneau assure que la liste d’attente gérée par l’Office municipal de l’habitation de Gatineau (OMHG) est valide et respecte les normes établies. «On est une des trois régions du Québec qui reçoit le plus de nouveaux arrivants à cause de la proximité avec Ottawa.»

Retards dans la livraison

Au début du mandat actuel du conseil municipal de Gatineau, il était prévu que Québec offrirait 175 logements à prix modiques supplémentaires tous les ans jusqu’à la prochaine élection. Après quatre ans, Gatineau devait avoir gagné 700 unités.

Toutefois, une réduction dans l’attribution de logement a été observée dans les deux dernières années. Il manque environ 150 loyers à bas prix pour remplir les promesses de 2009.

Une porte-parole du ministère des Affaires municipales nous a confirmé qu’une annonce serait faite prochainement concernant l’attribution de nouveaux logements sociaux à Gatineau. Lundi matin, 1150 unités ont été officiellement attribuées à la Ville de Montréal.

Malgré la mauvaise impression à la sortie de la rencontre du 3 mai, Sylvie Goneau espère que Gatineau et l’Outaouais seront considérés dans la planification du ministère. «On vit vraiment une crise du logement, François Roy a raison là-dessus. On pense que les gens de la région sont choyés et ont de bons revenus, mais nos besoins sont aussi grands qu’ailleurs.»

Selon la présidente de la Commission permanente sur l’habitation, le marché immobilier est gonflé en raison de la proximité avec Ottawa. Lorsqu’une famille n’arrive pas à obtenir un loyer modique, elle se retrouve rapidement dans un logement trop cher pour leurs moyens, ou dans un taudis en piteux état.

Nombre d’entre eux observeront attentivement la prochaine annonce du gouvernement québécois.

LaRevue

photo: Patricia Lanteigne

Victime de discrimination par son statut social, Sylvie Therrien a dû déménager plus de neuf fois avec ses cinq enfants, au cours des deux dernières années .

Le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy a appris jeudi matin que le ministre des Affaires municipales Sylvain Gaudreault refuse de venir le rencontrer dans le taudis dans lequel il poursuit sa 10e journée sans manger.

Le ministre Gaudreault a mandaté la Société d’Habitation du Québec (SHQ) de s’occuper de la demande de M. Roy. Le président de la SHQ l’enjoint à cesser sa grève de la faim par souci pour sa santé, par contre aucun engagement n’a été formulé autre qu’une promesse de rencontre.

«C’est une réponse politique qu’on veut avoir. On a contacté le ministre Bergeron responsable de l’Outaouais, il dit qu’ils font le suivi, mais concrètement rien n’est fait», souligne François Roy.

Un autre taudis

Logemen’occupe a dénoncé un autre logement impropre à l’habitation jeudi. L’ancienne locataire du 83 rue Glaude dans le secteur Gatineau, Sylvie Thérien en avait long à dire sur son ancien logis jugé inapte à l’habitation. Le logement démontre notamment des problèmes de chauffage, de moisissure, ainsi qu’un vide sanitaire mal isolé laissant émaner des gaz méthanes.
«Je pensais avoir trouvé une bonne place, mais je me suis rendu compte à l’hiver qu’il n’y avait aucune plainte électrique au deuxième étage. Je me suis fait dire par le propriétaire qu’on n’en avait pas besoin», explique Mme Thérien.
Victime de discrimination par son statut social, elle a dû déménager plus de neuf fois au cours des deux dernières années avec ses cinq enfants.

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LaRevue
photo: Patricia Lanteigne
7ième journée de grève de la faim pour François Roy, coordonateur de l'organisme Logemen'Occupe.

Le maire de Gatineau Marc Bureau a fait parvenir une invitation au coordonnateur de l’organisme Logemen’Occupe François Roy lundi le sollicitant à le rencontrer. «Je l’invite à mon bureau n’importe quand. Mon bureau est ouvert pour le recevoir», dit-il.
«Malgré les promesses des élus de faire la demande de modification de la Charte municipale en septembre 2011, plus de 18 mois après cette rencontre, aucune demande n’a été envoyée au ministère de l’habitation», explique M. Roy.

La modification de la Charte municipale est nécessaire pour concéder aux inspecteurs municipaux la possibilité de condamner des habitations jugées dangereuses à l’habitation.

D’après François Roy, les élus agissent de mauvaise foi. Il demande au maire et au nouveau ministre responsable de l’habitation, Sylvain Gaudreault de venir visiter le logement dans lequel il a entamé sa grève de la faim pour démontrer l’état de la situation.

Cette maison située sur la rue Morin, n’est pas bien isolée, forçant les anciens occupants à débourser une facture d’électricité dépassant les mille dollars pour deux mois de service. Elle démontre des problèmes de moisissures et des émanations toxiques, sans compter les problèmes de chauffage et d’eau.

«J’ai perdu confiance en leurs promesses. Je pense que les dix dernières années démontrent bien avec toutes les démarches qu’on a fait que le maire n’est pas de bonne foi», explique François Roy.

Lettre au maire

Le coordonnateur de l’organisme Logemen’Occupe dévoué à la cause des mal-logés, François Roy a entamé sa grève de la faim mardi dernier dans le but de faire avancer les choses dans le dossier des taudis à Gatineau.

«Au cours des dernières années, nous avons été témoins d’un nombre incalculable d’engagements et de promesses de toutes sortes et tout aussi intéressantes les unes que les autres par des représentants politiques des différents partis politiques et de différents paliers de gouvernements (municipal, du Québec et d’Ottawa) afin de mettre en place des dispositifs visant à corriger la situation. Tous et toutes, comme vous, ont promis, en déchirant leur chemise sur la place publique, de remédier à ces situations insupportables et abjectes», peut-on lire dans une missive envoyée au maire le 7 mai dernier.

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photo: Joanie Duval
François Roy a dénoncé un autre logement

Publié le 12 Mai 2013
Antony Da Silva-Casimiro

Le coordonnateur de Logemen'Occupe François Roy en est à sa 6e journée de grève de la faim et il n'a toujours pas reçu les visites attendues.

Mardi, il a demandé au maire Marc Bureau ainsi qu'au ministre des Affaires municipales Sylvain Gaudreault de venir faire un tour sur la rue Morin pour voir à quoi ça ressemblait «un vrai taudis». Bientôt une semaine s'est écoulée et toujours pas de réponse pour M. Roy.

Il avait également invité les autres politiciens de Gatineau à venir le visiter au 23, rue Morin. «J'ai eu un échange avec madame Sylvie Goneau (conseillère municipale et présidente de la Commission permanente sur l'habitation) et elle m'a dit qu'elle passerait. Je n'ai pas eu de retour sur une date», précise-t-il.

Il y a deux ans, il avait effectué une première grève de la faim, qui avait duré dix jours avant qu'on lui réponde qu'il aurait une rencontre avec le ministre Gaudreault. Cette fois-ci, il n'a même pas reçu un accusé de réception à la suite de son courriel où il fait part de ses demandes.

«La balle est dans leur camp. Je vais poursuivre la grève tout aussi longtemps que ça ne sera pas réglé. Je vais aussi montrer qu'il y a des gens qui mettent leur santé et leur sécurité en péril en vivant dans des taudis», indique le coordonnateur de Logemen'Occupe, qui s'est installé dans un des logements insalubres.

Il demande au maire de Gatineau d'honorer ses promesses de 2011 concernant les taudis. On lui avait assuré que le problème serait rapidement réglé avec une demande de modification de la Charte municipale de Gatineau. Deux ans plus tard, aucune demande n'a été effectuée. Il veut voir les taudis disparaître et forcer les propriétaires à les rénover ou les démolir.

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