«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

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Joanie Duval
François Roy a dénoncé un autre logement

Publié le 10 Mai 2013
Joanie Duval

Encore en grève de la faim, François Roy a dénoncé, vendredi,  un autre taudis de Gatineau dans le but de faire passer à l’action le conseil municipal dans le dossier des logements insalubres.

M. Roy a tenu une conférence de presse devant le 85 rue Saint-Hyacinthe, qui présente de nombreux vices selon le rapport de Pierre Vachon, inspecteur en bâtiments. On y retrouve des problèmes de vermines, de moisissures et d’électricité, entre autres, ce qui rend le logement impropre à l’habitation.

«Nous dénoncerons d’autres logements comme celui-là au cours des prochains jours et prochaines semaines. Le but est de rencontrer le ministre responsable du logement, Sylvain Gaudreault et le maire Bureau. C’est inadmissible que la Ville de Gatineau ne reconnaisse pas le problème des taudis», a déclaré M. Roy.

Il a invité les politiciens de Gatineau à venir le visiter au 23 rue Morin, où il poursuit sa grève de la faim, pour qu’ils comprennent ce qu’est un logement insalubre.

Il a aussi fermement insisté pour que la Ville respecte l’article 45 du Règlement relatif à la salubrité et à l’entretien des habitations, où il écrit qu’un logement présentant les conditions du 85 rue Saint-Hyacinthe doit être déclaré impropre à l’habitation.

Rappelons que François Roy est en grève de la faim depuis mardi passé.

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Le coordonateur de Logemen'Occupe François Roy. Patricia Lanteigne

Le coordonateur de Logemen'Occupe François Roy.

 

Publié le 13 Mai 2013
Patricia Lanteigne

Le problème de taudis à Gatineau ne sera pas réglé par le réaménagement de la rue Morin, explique le coordonnateur de Logemen’Occupe Francois Roy. Ce dernier a entamé une grève de la faim mardi matin pour dénoncer l’inaction de la ville dans le dossier.

François Roy ne s’attend pas à voir un changement malgré l’annonce faite par la conseillère du district de Bellevue Sylvie Goneau mardi soir de faire respecter le règlement relatif à la salubrité des habitations. «Ça fait plus de dix ans qu’ils répètent la même chose», dit-il.

Le coordonnateur compte poursuivre sa grève de la faim jusqu’à ce qu’il puisse rencontrer personnellement Sylvain Gaudreault, ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire et ministre responsable de l’habitation en présence du maire de Gatineau, Marc Bureau.

Il demande l’amendement de la Charte de la ville de Gatineau afin que la municipalité puisse condamner des logements non conformes à son règlement sur la salubrité.

Il demande aussi que des mesures concrètes qui soient prises par la Ville pour assurer un logement aux ménages sans logis de l’Outaouais. Malgré la construction d’une centaine de nouveaux logis, plus de 1000 ménages sont en attente d’un logement abordable.

La Ville de Gatineau a annoncé la réfection d’un tronçon de la rue Morin mardi soir. Pour ce faire, les habitations s’y trouvant devront être démolies.

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Joanie Duval

Louise Guindon, directrice générale des Oeuvres Isidore-Ostiguy, François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe et Pierre Vachon, inspecteur en bâtiment.

Joanie Duval

Le coordonnateur de Logemen'Occupe, François Roy, a entrepris aujourd’hui une deuxième grève de la faim au 23 rue Morin, dans le but de forcer le maire de Gatineau, Marc Bureau, à honorer ses promesses concernant le dossier des taudis à Gatineau.

En septembre 2011, après une grève de la faim de dix jours, M. Roy avait obtenu l’assurance de la part de M.Bureau qu’il agirait rapidement pour régler le problème. Il devait, notamment, envoyer une demande de modification de la Charte municipale de Gatineau. En mai 2013, cette demande n’est toujours pas partie.

«C’est incroyable! C’est incroyable! Il n’y a jamais eu de chantier comme il (M. Bureau) avait promis. Les taudis sont toujours occupés et le problème est loin d’être réglé», a déploré M. Roy en conférence de presse.

«Bombe à retardement»

Pierre Vachon, inspecteur en bâtiment sous le mandat de l’aide juridique, a inspecté le 23, rue Morin. Pas d’eau courante, électricité non fonctionnelle, moisissures, refoulement d’égouts, infestations de rats et autres parasites, danger pour le feu, sont une partie des déficiences constatées par M. Vachon. Il est formel, le bâtiment construit en 1880 doit être démoli.

«C’est une bombe à retardement» a assuré M. Vachon concernant le 23 rue Morin, loué 850$/mois, pas chauffé pas éclairé.

Ce logement n’est pas une exception à Gatineau. François Roy a expliqué aux médias qu’un pourcentage de plus en plus élevé (12 à 30 % du parc locatif) de locataires vit dans «des conditions du tiers-monde, des environnements dangereux, impropres à l’habitation».

Il trouve «indécent» qu’il ne se passe rien dans le dossier, parce que la situation est «catastrophique».

Les rats qui infestent la bâtisse entrent par cet accès au sous-sol, qui est complètement détérioré.
photo par Joanie Duval

«Pour moi c’est criminel. C’est de la négligence criminelle», a déclaré fermement M. Roy.

Quelques heures après le début de la grève de la faim de M. Roy, le sujet a été abordé en séance du conseil municipal. Le maire, Marc Bureau, a invité M. Roy à prendre connaissance des changements qui seront apportés pour revitaliser le secteur de la rue Morin. Il trouve regrettable que M. Roy ne coopère pas davantage avec la Ville.

Un «bandit en cravate»

Le propriétaire du 23, rue Morin, Paul Tovan, a affirmé ne pas être au courant des vices constatés par l’inspecteur en bâtiment Pierre Vachon. Il aurait pris une entente verbale avec les nouveaux locataires pour qu’il fasse eux-mêmes certaines réparations.

En constatant l’étendue véritable des problèmes dans l’appartement, les nouveaux locataires ont décidé de ne pas aménager. François Roy sous-loue à ses gens l’appartement pour y faire sa grève de la faim. Il a qualifié M. Tovan de «bandit en cravate».

«On ne sortira pas d’ici tant que la demande d’amendement de la Charte municipale ne sera pas envoyée», a assuré M. Roy, qui ne boira que de l’eau durant cette période.

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Publié le 20 Janvier 2012

Patrick Voyer

Logemen’occupe considère que les loyers sont déjà beaucoup trop chers pour une grande partie des locataires de l’Outaouais et que toute hausse additionnelle ne ferait qu’aggraver leur problème d’incapacité de payer.

C’est pourquoi Logemen’occupe recommande aux locataires de ne pas hésiter à refuser toute hausse de loyer qui leur apparaîtrait exagérée par rapport aux estimations d’augmentations publiées ce matin par la Régie du logement.

Le coordonnateur François Roy rappelle qu’en octobre 2011, le loyer moyen d’un logement de deux chambres à coucher était de 731$ à Gatineau, soit 38% de plus qu’en 2000: «Ça représente 38% du revenu d’une personne seule avec un enfant, si elle travaille 40 heures par semaine au salaire minimum, et 63,5%, si elle est plutôt à l’aide sociale avec des contraintes sévères à l’emploi».

Logemen’occupe estime que le coût élevé du logement est une des principales raisons de l’accroissement de la fréquentation des banques alimentaires. Depuis 2008, le nombre de personnes ayant recours à leur service a augmenté de 22% au Québec pour atteindre 155 539. Or, les deux tiers de ces personnes sont des locataires du marché privé, selon le Bilan faim 2011 de Banques alimentaires du Canada. Cette association y constate d’ailleurs qu’«année après année, les employés et les bénévoles des banques alimentaires du pays répètent que le moyen le plus efficace de réduire la nécessité de l’aide alimentaire caritative est d’investir dans le logement abordable».

Selon Logemen’occupe, c’est aussi le coût élevé des loyers qui explique que le nombre de causes de non-paiement de loyer a été de 2 627 en 2010-2011. C’est 17% supérieur à ce qu’il était en 2006-2007.

Des hausses plus élevées dans la réalité

Logemen’occupe considère que les indices publiés par la Régie du logement sont utiles pour aider les locataires à calculer si les hausses de loyer demandées par les propriétaires sont acceptables ou non. Il tient cependant à préciser que les augmentations sont plus élevées dans la réalité, compte tenu que seule une infime partie de celles-ci sont fixées par la Régie. En 2010-2011, leur nombre n’a été que de 6 845, soit 0,5% de l’ensemble des logements locatifs du Québec.

Ainsi, au cours des cinq dernières années, la Régie a recommandé une hausse moyenne de 0,7% dans le cas de la majorité des logements, ceux chauffés par les locataires mêmes. Or, selon le dernier Rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, la hausse annuelle moyenne des appartements existants (sans tenir compte des constructions neuves) a été de 1,8% à Gatineau.

Pour 2012, les estimations d’augmentations de loyer de la Régie sont les suivantes, celles-ci pouvant être plus élevées dans les cas de travaux de rénovations majeures ou d’augmentations de taxes.

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Publié le 17 Août 2011 à 15:47:29
Patrick Voyer

Maryse Gaudreault n'organisera pas de rencontre avec le ministre Lessard

Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, entame son troisième jeûne de sa longue carrière de militant acharné contre la pauvreté. Sa mission: qu'une rencontre avec le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, ait lieu rapido presto.

Son premier jeûne de plusieurs semaines, il l'a fait en 2003 à Québec pendant deux semaines. Pour son second, à Gatineau, il s'est privé de nourriture pendant trois jours il y a quelques années pour les Œuvres Isidore-Ostiguy et Mon Chez Nous. Il sait qu'il peut passer 100 jours sans manger, mais qu'il doit bien s'hydrater car un humain ne peut survivre sans boire pendant cinq jours.

Or, il n'a pas l'intention de se rendre à l'extrême limite ou de jeûner dans des conditions horribles pour manifester contre l'inactivité du gouvernement Charest face à la pauvreté. Il loge dans une suite climatisée du Motel du Chevalier, sur le boulevard Gréber, et laisse la porte ouverture à tous ceux et celles intéressées à l'accompagner. Il invite surtout le ministre Lessard et sa collègue députée de Hull, Maryse Gaudreault, avec qui il compte échanger très bientôt.

Pas de rencontre

François Roy et Maryse Gaudreault ont discuté mardi et la députée n'a pas jugé pertinent, pour l'instant, d'organiser une rencontre avec son collègue le ministre Lessard.

«C'est moi qui a été élue par la population pour défendre ses dossiers à Québec!, rappelle Maryse Gaudreault. Ma porte est toujours ouverte. Je ne sais pas ce que je peux faire de plus. Et je ne pense pas que la visite du ministre Lessard va changer quoi que ce soit dans la situation des gens pour qui il continue de se battre.»

Elle est prête à mettre des énergies notamment auprès de l'Agence, afin de mettre en place un comité de crise et élargir le mandat de la Commission régionale intersectorielle contre la lutte à la pauvreté. Mais elle précise que la pauvreté ne sera pas enrayée demain matin par un coup de baguette magique.

Elle pensait qu'elle et François Roy étaient sur la même longueur d'ondes, aussi déplore-t-elle ce geste radical de sa part, cet autre "coup d'éclat dans les médias". «Je ne pense pas que ce soit par une grève de la faim que le problème va se régler. M. Roy met peut-être sa santé en danger en faisant ça, mais on est tous libres de faire nos propres choix.»

La députée de Hull estime que François Roy baisse les bras en optant pour cette solution. «J'ai de la compassion pour lui et je sais qu'il est dévoué. Et je sais qu'il touche des gens à chacune de ses sorties, mais il y a d'autres façons de se faire entendre.»

Plus ça change…

François Roy ne comprend pas qu'en 2011, les organismes d'aide doivent encore quémander de l'argent pour que des familles dans le besoin ne soient jetées à la rue. Surtout en cette période de l'année où l'école recommence et où les ménages doivent donner une adresse fixe pour assurer une scolarité à leur progéniture.

Il dénonce les "choix honteux" effectués par le gouvernement, dont la protection des intérêts des riches et des subventions accordées à des multinationales milliardaires, tandis que des humains crèvent de faim dans une ville supposément bien nantie comme Gatineau.

«On est encore la seule région à vivre à l'année avec des familles sans logis. Et malgré nos nombreux cris d'appel, il n'y a toujours rien qui se passe

«Même si on déclare avoir une certaine sensibilité, dit-il, je crois que les intérêts ne sont pas pour les plus démunis. Malheureusement, on a plus d'intérêt pour les gens plus aisés. On le voit aux États-Unis et ici, où on accorde des allègements au niveau des impôts pour les plus riches. Ce qu'on voit, c'est qu'on s'attaque aux pauvres plutôt qu'à la pauvreté.»

«Pour ceux qui ont pu voir le documentaire Les naufragés des villes, je pense que c'est assez parlant. Les gens ne font pas exprès de se mettre dans la pauvreté et la misère. On entend même que du monde croit que des gens font exprès de se mettre dans la rue pour "bypasser" la liste d'attente de l'Office municipal d'habitation. Voyons dont! Demandez donc aux gens s'ils font exprès de se mettre à la rue… avec des enfants!, lance-t-il. Il faut être insensé pour faire des déclarations de même!»

Du travail

Maryse Gaudreault indique qu'elle et son collègue Marc Carrière travaillent présentement sur plusieurs dossiers concernant la pauvreté. La côte est abrupte et elle demande la confiance et la patience des organismes, même si elle comprend leur grogne.

«On a déjà mis beaucoup de mesures en place pour aider les gens en situation de pauvreté. Comme il y a beaucoup de facteurs qui font que des gens vont toujours se trouver en situation précaire», explique-t-elle.

La députée ajoute que le gouvernement ne peut pas tout contrôler non plus. Elle donne comme exemple les locataires de l'Office municipal d'habitation qui quittent leur logement sans payer. Eh bien, ces personnes sont pénalisées pendant cinq ans!

«Oui, c'est sévère, et c'est le genre de chose qu'on peut essayer de changer», estime-t-elle. Comme certaines mentalités de propriétaires, qui refusent de louer à une femme victime de violence conjugale ou à des familles sur l'aide sociale. Cependant, elle admet que dans un libre marché comme le nôtre, ces proprios ont pleinement le droit de dire non et ça, même le gouvernement n'y peut rien.

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