«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

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LeDroit.caModifications au programme d'Accès logis

Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)
Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.
SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LEDROIT

Mathieu Bélanger

 

Des modifications faites par la Société d'habitation du Québec (SHQ) au programme d'Accès logis priveront de nombreuses personnes à risque d'itinérance d'un logement permanent en Outaouais.

L'organisme Logemen'occupe a vertement dénoncé, hier, les nouvelles orientations de la SHQ dans le financement de logements sociaux. Auparavant, le volet 3 du programme Accès logis permettait de financer des logements permanents pour les gens ayant des problèmes particuliers et étant à risque d'itinérance. Ces personnes identifiées par le milieu communautaire n'avaient qu'à débourser 25 % de leur revenu pour habiter dans un logement qu'ils pouvaient conserver.

Depuis décembre dernier, les projets de logements permanents ne seront financés que s'ils s'adressent à des gens atteints d'un handicap physique ou mental les rendant inaptes au travail. Ceux qui n'auront pas de telles conditions médicales reconnues et qui ne bénéficient pas déjà d'un logement permanent via Accès logis devront se contenter de logements de transition. « La SHQ adopte maintenant une approche en fonction de la condition médicale et non plus en fonction du statut social, c'est une mauvaise lecture de ce qui cause l'itinérance », indique François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe.

En Outaouais, déjà deux projets de logements permanents se sont vus refuser du financement à cause de ces nouvelles orientations de la SHQ, soit un projet de la Soupe populaire s'adressant aux femmes itinérantes et un autre des Oeuvres Isidore-Ostiguy qui aurait permis de livrer un logement permanent à 11 familles de la région. « Il n'y a aucune cohérence entre ces nouvelles orientations de la SHQ et les orientations gouvernementales et législatives concernant l'itinérance et le logement social au Québec », ajoute M. Roy.

< lire l'article original sur LeDroit.ca >

LaRevue

Publié le 20 Janvier 2012

Patrick Voyer

Logemen’occupe considère que les loyers sont déjà beaucoup trop chers pour une grande partie des locataires de l’Outaouais et que toute hausse additionnelle ne ferait qu’aggraver leur problème d’incapacité de payer.

C’est pourquoi Logemen’occupe recommande aux locataires de ne pas hésiter à refuser toute hausse de loyer qui leur apparaîtrait exagérée par rapport aux estimations d’augmentations publiées ce matin par la Régie du logement.

Le coordonnateur François Roy rappelle qu’en octobre 2011, le loyer moyen d’un logement de deux chambres à coucher était de 731$ à Gatineau, soit 38% de plus qu’en 2000: «Ça représente 38% du revenu d’une personne seule avec un enfant, si elle travaille 40 heures par semaine au salaire minimum, et 63,5%, si elle est plutôt à l’aide sociale avec des contraintes sévères à l’emploi».

Logemen’occupe estime que le coût élevé du logement est une des principales raisons de l’accroissement de la fréquentation des banques alimentaires. Depuis 2008, le nombre de personnes ayant recours à leur service a augmenté de 22% au Québec pour atteindre 155 539. Or, les deux tiers de ces personnes sont des locataires du marché privé, selon le Bilan faim 2011 de Banques alimentaires du Canada. Cette association y constate d’ailleurs qu’«année après année, les employés et les bénévoles des banques alimentaires du pays répètent que le moyen le plus efficace de réduire la nécessité de l’aide alimentaire caritative est d’investir dans le logement abordable».

Selon Logemen’occupe, c’est aussi le coût élevé des loyers qui explique que le nombre de causes de non-paiement de loyer a été de 2 627 en 2010-2011. C’est 17% supérieur à ce qu’il était en 2006-2007.

Des hausses plus élevées dans la réalité

Logemen’occupe considère que les indices publiés par la Régie du logement sont utiles pour aider les locataires à calculer si les hausses de loyer demandées par les propriétaires sont acceptables ou non. Il tient cependant à préciser que les augmentations sont plus élevées dans la réalité, compte tenu que seule une infime partie de celles-ci sont fixées par la Régie. En 2010-2011, leur nombre n’a été que de 6 845, soit 0,5% de l’ensemble des logements locatifs du Québec.

Ainsi, au cours des cinq dernières années, la Régie a recommandé une hausse moyenne de 0,7% dans le cas de la majorité des logements, ceux chauffés par les locataires mêmes. Or, selon le dernier Rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, la hausse annuelle moyenne des appartements existants (sans tenir compte des constructions neuves) a été de 1,8% à Gatineau.

Pour 2012, les estimations d’augmentations de loyer de la Régie sont les suivantes, celles-ci pouvant être plus élevées dans les cas de travaux de rénovations majeures ou d’augmentations de taxes.

<lire l'article original sur JournalLaRevue.com>

 

Le Droit

Aide aux mal-logés de l'Outaouais

François Roy de Logemen'occupe
ARCHIVES, LE DROIT

 

patrick Duquette
Le Droit

Près d'un mois après sa grève de la faim, François Roy a obtenu hier matin la rencontre promise avec le ministre Laurent Lessard. Le ministre des Affaires municipales s'est engagé à développer un « plan d'intervention gatinois » pour aider les mal-logés.

Porte-parole de Logemen'occupe, François Roy s'est dit « relativement satisfait » des engagements pris par le ministre. « On est enthousiasmé des propos de M. Lessard. Il a manifesté un sens du leadership intéressant, il a pris des engagements fermes et résolus », a reconnu M. Roy au sortir de la réunion.

Le ministre Lessard a promis de mettre sur pied un comité de travail et de rencontrer, dès la semaine prochaine, l'Office municipal d'habitation de Gatineau (OMH). « On va avoir un plan d'intervention avec des solutions à court, moyen et long terme, a-t-il assuré. On s'est engagé à y mettre beaucoup de temps, d'énergie et à mobiliser des ressources. »

Contrairement à François Roy, le ministre Laurent Lessard refuse de parler de « crise du logement abordable » à Gatineau.

Mais il reconnaît toutefois l'existence de problèmes humanitaires liés à l'insalubrité, à la toxicomanie et à l'itinérance. « On est passé, depuis quelques années, de la poignée de porte à la poignée de main. Il faut s'occuper de la personne en dedans », illustre le ministre.

Pas d'argent neuf

<lire l'article original sur LeDroit.ca>

Demain, le 23 septembre, le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, monsieur Laurent Lessard, sera en Outaouais. Accompagné par la députée de Hull, madame Maryse Gaudreault, et par monsieur Marc Bureau, le maire de Gatineau, le ministre rencontrera les représentantes et représentants d'organismes communautaires voulant le presser de reconnaître la situation de crise du logement qui se vit douze mois par année à Gatineau.

À cet effet, une trentaine de personnes étaient réunies lundi dernier afin de partager leurs difficiles expériences et témoigner de l'urgence d'agir. Leurs parcours de vie sont diversifiés, mais certaines constantes se rejoignent: accumulation d'obstacles et de difficultés, absence de choix, revenus insuffisants ou inexistants. À l'instar de trop nombreux ménages, elles luttent au quotidien pour leur survie et celle de leurs enfants. En plus de tout cela, elles sont aux prises avec les dédales sinueux d'une lourde bureaucratie.

Ces personnes se retrouvent alors prises dans un labyrinthe de formalités, d'exigences, de paperasse et de délais. Au final, tient-on vraiment compte des gens? Dans ce contexte, qui écope? Bien sûr, ce sont les personnes marginalisées, exclues et démunies qui sont larguées par le «système», car elles n'entrent pas dans les cases prédéterminées de politiques sociales inhumaines et rigides. Elles font les frais des contradictions entre ministères, elles écopent des incohérences des institutions et des compressions budgétaires. À titre d'exemple, monsieur Bastien faisait lundi un témoignage éloquent sur sa situation actuelle: «Je suis malade, mais on me refuse un PSLU parce que le propriétaire qui m'évince du logement est mon père. Mon logement est conforme pour la sécurité du revenu, mais pas pour l'Office municipal d'habitation de Gatineau (OMHG).» Pas grave! M. Bastien et tous les autres ne sont que des dossiers. Prenez un numéro et passons au suivant!

La députée de Hull est sensible à nos demandes et fait preuve d'ouverture pour arriver à résoudre cette situation problématique. La Ville de Gatineau a été interpellée à maintes reprises à ce propos. Ce que l'on espère de la rencontre de ce vendredi, c'est que les situations soient «humanisées», pour que les personnes soient au coeur des réflexions, pour que l'on se mette dans leur peau, que l'on comprenne leur détresse. Il est inadmissible de laisser nos concitoyennes et concitoyens subir des conditions de vie indignes, souffrir alors que nous avons les ressources collectives pour répondre à leurs besoins, dans un pays riche comme le nôtre.

Logemen'occupe, Les Oeuvres Isidore Ostiguy, Entraide familiale de l'Outaouais, le Regroupement des OSBL d'habitation avec support communautaire de l'Outaouais (ROHSCO) et le Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais (CRIO) demanderont au ministre Lessard de décréter, tel que c'était le cas entre 2000 et 2005, des mesures d'urgence pour répondre à cette crise, aussi longtemps qu'elle durera.

Ces mesures, qui devraient être coordonnées par un comité de partenaires, comprendraient la réactivation du Programme de suppléments au loyer d'urgence (PSLU), afin que les ménages puissent obtenir les subventions nécessaires pour se reloger rapidement. Des mesures d'entreposage des biens meubles et un investissement accru de ressources pour de l'hébergement temporaire sont aussi nécessaires. Bien que la réponse structurelle aux besoins soit la construction de logements sociaux et communautaires, d'ici l'atteinte d'un nombre suffisant de ces unités, il est impératif d'agir devant l'urgence.

Monsieur le Ministre, ce que nous voulons, ce sont des solutions concrètes, et ce, à court terme. Nous sommes prêtes et prêts à répondre rapidement présents pour prêter main-forte à un comité de crise. Notre priorité: offrir un «chez-soi» abordable, salubre, accessible et meublé aux familles et ménages dans le besoin de notre région, le logement étant un droit, et non un privilège. Parce que personne n'est à l'abri, nous devons nous donner les moyens d'agir!

***

Jenny Villeneuve - Coordonnatrice du Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais

LeDroit

Le coordonnateur de Logemen'occupe recommence à manger

Photo: PATRICK WOODBURY, LEDROIT

Charles Thériault
Le Droit

Croquant dans une pomme et satisfait d'avoir obtenu une rencontre avec le ministre québécois Laurent Lessard, le coordonnateur de Logemen'occupe, a interrompu sa grève de la faim lors d'une manifestation en faveur du logement social tenue hier à Gatineau.

Il avait réuni une trentaine de personnes à Gatineau pour annoncer qu'il avait obtenu une rencontre avec le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, le 23 septembre prochain, afin de discuter de la pénurie de logements abordables à Gatineau, Il a donc mis un terme à la grève de la faim qu'il avait entamé au milieu de la semaine dernière. « Il y a un grand pas d'accompli mais il n'y a rien de gagné. Nous voulons que le ministre Lessard reconnaisse qu'il y a une crise du logement abordable dans l'Outaouais et qu'il nous donne les outils nécessaires pour y faire face et venir en aide aux sans-logis. C'est déplorable que l'on doive en arriver à un moyen aussi extrême que la grève de la faim mais il faut faire avancer les choses, a affirmé M. Roy.

« Le gouvernement doit reconnaître la situation et mettre sur pied un comité de crise. L'Outaouais est la seule région du Québec où l'on trouve à l'année longue, des familles sans logis. On va rappeler au ministre Lessard que le gouvernement a pris des engagements (en matière de logement abordable) mais qu'il ne les respecte pas », a déclaré M. Roy.

Court, moyen et long terme

Les groupes d'aide aux mal-logés vont donc demander des mesures à court, moyen et long termes. À court terme, ils réclament le retour de l'aide financière permettant aux personnes démunies de se loger sur le marché privé en attendant d'obtenir une place dans une habitation à loyer modique (HLM). Ils réclament également des mesures pour aider les familles à entreposer leurs meubles durant une période de crise, du soutien communautaire et la mise sur pied d'un comité de crise formé de représentants des organismes communautaires et des représentants des organismes publics qui ont, selon M. Roy, un rôle très important à jouer.

François Roy reconnaît qu'il est difficile de convaincre les politiciens de l'existence d'une crise du logement lorsque les taux d'inoccupation des logements locatifs ne sont pas à un niveau critique. « Avant 2005, le gouvernement reconnaissait la crise du logement mais aujourd'hui, les logements disponibles pour les familles à faible revenu ne sont pas plus nombreux. Les gens sont alors forcés d'aller vivre dans des logements insalubres », a ajouté M. Roy.

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