«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

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CNW TELBEC

MONTRÉAL, le 5 mai 2014 /CNW Telbec/ - À quelques semaines du budget du ministre des Finances, Carlos Leitao, le Front d'action populaire en réaménagement urbain passe à l'offensive. Le FRAPRU est convaincu que la politique d'austérité budgétaire, prônée ouvertement par le premier ministre Philippe Couillard, menace les services publics et les programmes sociaux. Il annonce une série d'actions visant à le convaincre de faire marche arrière pour investir dans des domaines comme le logement social et la lutte contre l'itinérance.

Dans la semaine du 12 mai, des actions et des interventions publiques se dérouleront dans plusieurs régions, afin d'interpeller directement des membres du cabinet Couillard. La semaine se clôturera par une manifestation nationale à Québec. La manifestation, qui réunira plusieurs centaines de personnes est organisée conjointement avec le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ). Elle se terminera au ministère des Finances.

Le FRAPRU veut s'assurer que le gouvernement confirmera, dès son premier budget, sa volonté d'investir dans de nouveaux logements sociaux. L'organisme ne cache pas son appréhension, le Parti libéral n'ayant pris aucun engagement électoral en ce domaine. Tout au plus, Philippe Couillard a-t-il déclaré à des membres du FRAPRU qui l'interrogeaient à ce sujet, au cours de la campagne électorale, qu'un gouvernement libéral « ne ferait pas moins que le PQ dans le logement social ». Il a toutefois refusé de mettre cet engagement sur papier.

Or, non seulement le FRAPRU veut-il effectivement s'assurer que le budget Leitao ne fera pas moins que ce que l'ancien ministre des Finances, Nicolas Marceau, avait prévu en février 2014, c'est-à-dire le financement de 3250 logements sociaux dans le programme AccèsLogis, mais il réclame beaucoup plus. Selon l'organisme, la gravité des problèmes des logements nécessite le financement de 50 000 logements sociaux en cinq ans au Québec. Il rappelle, à cet égard, que, selon des données récentes de Statistique Canada, 228 000 ménages locataires québécois sont dans une situation d'urgence, puisque c'est plus de la moitié de leur revenu qui passe en loyer.

Le FRAPRU s'associe aussi au RSIQ pour demander que le budget prévoie le financement d'un plan d'action permettant de concrétiser la Politique nationale de lutte à l'itinérance, annoncée en février dernier. Cela exige des investissements majeurs en logement social, mais aussi dans tous les autres domaines concernés : aide sociale, santé et services sociaux, éducation, droit de cité, subventions aux organismes communautaires, etc.

Dans un mémoire qu'il a récemment envoyé au ministre Leitao, le FRAPRU explique que le gouvernement a un autre choix que l'austérité budgétaire : « Ce choix, c'est de s'attaquer aux privilèges dont profitent les contribuables à haut revenu et les grandes entreprises et qui ont pour effets d'accroître les injustices sociales et de priver l'État de milliards de dollars qui pourraient être utilisés autrement ».

Selon le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, « ce qui n'est pas un choix pour le gouvernement Couillard, c'est de respecter l'ensemble des droits humains, dont ceux au logement, à un revenu décent et à la dignité, et cela passe par des investissements majeurs dans la lutte contre la pauvreté ».

SOURCE Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)


Renseignements :

François Saillant, (514) 522-1010, (514) 919-2843 (cellulaire)
www.frapru.qc.ca
#frapru

<voir l'article original sur newswire.ca>


<p>Pierre Allard</p>
Pierre Allard
Le Droit

L'écart existant entre les super riches et le reste de la planète est révoltant, scandaleux. Comment justifier le fait qu'un pour cent des humains possède près de 50% des richesses mondiales? Comment croire que cela puisse aller sans conséquences? «Le fossé persistant entre les revenus des citoyens les plus riches et ceux des plus pauvres est considéré comme le risque susceptible de provoquer les dégâts les plus graves dans le monde au cours de la prochaine décennie», prophétisait le Forum économique mondial en janvier 2014.

Le pire, c'est que ce déséquilibre insoutenable n'a pas tendance à se redresser. La situation empire! Selon un rapport de l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique), rendu public cette semaine, les inégalités de revenus se creusent, les plus fortunés accaparant une part démesurée de la richesse créée par la croissance. Et le Canada compte parmi les pays où l'écart entre riches et «autres» s'élargit le plus vite. Ici, le vexatoire «1%» a mis le grappin sur 37% des nouveaux revenus! Les deux tiers de la croissance des revenus sont engrangés par les 10% les mieux nantis.

On peine à oser des comparaisons tant les déséquilibres sont inimaginables. Le gouvernement québécois, pour assurer le fonctionnement de l'État, des hôpitaux, des écoles, pour offrir tous les services qu'un gouvernement doit rendre à une population de huit millions de citoyens de tous âges, a dépensé 73 milliards de dollars en 2013. Pendant ce temps, la société pharmaceutique américaine Pfizer réussit, à elle seule, à mettre sur la table un magot de 100 milliards$ US pour tenter d'acheter son concurrent britannique! Et que dire de la fortune personnelle du magnat Bill Gates, qui frise les 76 milliards.

Pendant que des organismes comme Logemen'occupe, au service des plus démunis en quête de logements abordables, sont menacés d'asphyxie parce les minables subventions qui assuraient leur survie sont coupées et qu'aucun mécène du «1%» n'y voit une cause digne de son intérêt, nos gouvernements - nos représentants élus - se sont fait complices du grand déséquilibre. Au cours du dernier demi-siècle, la part des impôts et taxes payés par les entreprises n'a-t-elle pas chuté de façon dramatique, passant de 55% à 18% au fédéral, et de 38% à 11% au Québec? Et qui paie la note? Les particuliers bien sûr.

Si les gens ont l'impression que les riches s'enrichissent davantage pendant que les classes moyennes et pauvres font au mieux du surplace, ils ne se trompent pas. La plus récente crise financière semble avoir sonné la clochette d'alarme un peu partout, 21 des 34 pays membres de l'OCDE ayant récemment augmenté les taux d'imposition des citoyens aux revenus les plus élevés. Jeudi, l'Ontario a proposé d'emboîter le pas en ajoutant 5500$ à la facture moyenne d'impôt des contribuables qui gagnent entre 220000 $ et 515000 $ par année. Redressement léger, s'il se réalise, mais bienvenu dans un pays autrement à la traîne.


<lire l'article original sur LeDroit.ca>


Pour el MAMROT, l'expert-conseil Pierre Baril a dressé un état de la situation de la gouvernance à l'OMHG.
Patrick Woodbury, LeDroit

 

Mathieu Bélanger
Le Droit

Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, a accusé jeudi la Société d'habitation du Québec (SHQ) et la députée de Hull, Maryse Gaudreault, de vouloir empêcher la publication d'un rapport concernant la gouvernance à l'Office municipal d'habitation de Gatineau (OMHG).

La SHQ et Mme Gaudreault ont toutes deux vivement dénoncé les propos de M. Roy, qu'ils affirment être faux. Pourtant, en début de journée, M. Roy publiait un communiqué de presse dans lequel il affirmait que le pdg de la SHQ «refuse systématiquement de rendre public ce rapport ou de faire un compte rendu de ses recommandations». Il ajoutait que Mme Gaudreault «a mentionné que ce rapport était un rapport de nature privée et qu'il n'avait pas à être rendu public».

En décembre dernier, l'ex-ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a mandaté l'expert-conseil Pierre Baril pour que ce dernier fasse un état de la situation à l'OMHG à son ministère. Son rapport est terminé et a été déposé en pleine campagne électorale. Il y a toutefois eu depuis un changement de gouvernement.

Bientôt présenté au ministre

La porte-parole de la SHQ, Alexandra Paré, a reconfirmé au Droit que «le rapport sera officiellement rendu public».

La SHQ doit rencontrer sous peu le nouveau ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau. C'est à ce moment qu'il sera saisi du rapport et c'est ensuite qu'il pourra être rendu public.

Quant à Mme Gaudreault, elle a contredit le coordonnateur de Logemen'occupe sur toute la ligne. «Je n'ai jamais dit ça à M. Roy, a-t-elle insisté. Il a toujours été question que ce rapport soit rendu public. Je n'ai jamais dit qu'il devait demeurer privé. Il s'agit d'un rapport important, il y aura des recommandations qui pourront être mises en place et c'est important que ce soit rendu public. Je ne sais pas pourquoi François Roy affirme une telle chose, je n'ai même pas discuté de ce sujet avec lui.»

La présidente de la Commission de l'habitation à Gatineau, Myriam Nadeau, affirme avoir eu des discussions au sujet du rapport de M. Baril. Jamais la SHQ ne lui a affirmé que ce rapport ne serait pas rendu public. Elle en a demandé une copie, qu'elle attend toujours, mais sa demande ne lui a pas été refusée.

Invité à clarifier ses propos, M. Roy a rapidement dû rectifier le tir. «J'ai eu des nouvelles informations [hier matin] et Mme Gaudreault aurait changé de position dans le dossier et serait maintenant disposée à faire des efforts pour que le rapport soit rendu public.» Mme Gaudreault soutient qu'il n'en a jamais été autrement.

François Roy a ajouté que la haute direction de la SHQ n'avait pas été suffisamment claire sur la question et que cela lui faisait dire que l'organisation n'avait plus l'intention de rendre le rapport public. «On sentait moins la volonté», dit-il.

M. Roy n'a pas eu de discussions directes avec le grand patron de la SHQ.

<lire l'article original sur LeDroit.ca>

 

Le rapport sur la gouvernance de l'Office municipale de l'habitation de Gatineau doit être rendu public.

C'est ce que demande Logemen'occupe qui comprend mal pourquoi, à la suite d'une enquête du ministère, le rapport reste toujours sur les tablettes.

L'organisme soulevait récemment certaines problématiques dans les agissements du directeur général de l'OMHG.

François Roy, coordonnateur de Logemen'occope, s'inquiète de voir qu'aucune recommandation n'a encore été formulée sur le rapport déposé en mars dernier.

 


François Roy de Logemen'Occupe
Étienne Ranger, LeDroit

 

Lauraine Pilon
Le Droit

L'organisme Logemen'occupe risque de perdre deux tiers de sa subvention de la stratégie de partenariats de lutte à l'itinérance parce qu'on croit que Logemen'occupe n'offre pas des services direct aux itinérants et aux familles («Un cri d'alarme», LeDroit, 14 mars).

Je suis une preuve vivante du contraire. Durant l'été 2011, je suis devenue itinérante. J'ai reçu beaucoup d'aide du coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.

Je suis allée au CLSC d'Aylmer. On m'a payé un taxi pour me rendre aux bureaux des OEuvres Isidore Ostiguy. À mon arrivée, avec l'aide d'une intervenante, nous avons trouvé une maison pour victimes de violence conjugale.

Malheureusement j'ai dû quitter après une nuit. Je suis à mobilité réduite et la résidence n'était pas adaptée pour mes besoins.

Résidence temporaire

Le lendemain, M. Roy a trouvé un endroit temporaire à la Résidence du Portage. J'y suis demeurée six semaines. Pendant ce temps-là, il travaillait très fort pour m'obtenir une subvention pour le loyer.

Après mon départ de la Résidence du Portage, je suis allée à la résidence Mon Chez Nous. M. Roy a finalement pu obtenir la subvention et j'ai pu retrouver un toit.

Si Logemen'occupe ne reçoit pas l'aide financière dont il a besoin, à quelle porte les itinérants iront-ils cogner?

 

<lire l'article original sur LeDroit.ca>

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