«le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire

 

— Albert Einstein

 

MÉDIAS traditionnels LaRevue (Info07) Radio-Canada.ca TVA Gatineau/Ottawa Urgence 07

L'organisme Logemen'Occupe dénonce un autre logement insalubre à Gatineau.

Il s'agit de l'appartement d'une famille démunie situé dans un édifice de la rue Lausanne. Tous les occupants ressentaient des problèmes de santé, tels que des saignements continus au niveau du nez en raison de moisissure.

Cet établissement est connu de l'organisme puisque plusieurs problèmes ont été soulevés par les locataires en raison d'une déficience majeure de l'enveloppe externe.

Le coordonnateur, François Roy, se demande pour quelle raison les inspecteurs de la ville de Gatineau n'ont pas agi alors qu'un inspecteur indépendant a conclu qu'il s'agissait d'un logement impropre à l'habitation.

La Revue

La moisissure est répandue entre les murs du 75, rue Lausanne dans le secteur de Gatineau. L’eau et l’humidité s’infiltrent dans le bâtiment à la moindre averse. Pourtant, les inspecteurs en bâtiment de la Ville de Gatineau le jugent conforme.

Julien Paquette

Le plâtre s'effrite dans une chambre à coucher de l'appartement 209 du 75, rue Lausanne. La moisissure est également répandue sur la laine minérale,

Lorsqu’ils ont déménagé le 1er décembre, ils ont rapidement constaté que la moisissure se répand même sur les murs d’une chambre à coucher située au coin du bâtiment. «On a changé d’adresse parce que notre autre logement était insalubre. Finalement, c’est pire ici», souligne la mère de deux enfants qui habite l'appartement.

La Ville de Gatineau a été avertie de la situation. Selon les locataires, un inspecteur a été envoyé la semaine dernière pour vérifier l’état des lieux. Il est reparti en disant que c’était acceptable. «Il a dit que c’était à cause de nos terrariums dans le salon si on avait un haut taux d’humidité. Mais il n’a jamais vérifié s’il y avait de la moisissure.»

De son côté, Gatineau confirme qu’une vérification a eu lieu dans les derniers jours et que «le logement n’a pas été considéré comme impropre à l’habitation». Des correctifs devront toutefois être apportés par le propriétaire de l’immeuble. Le service des communications n’a pas indiqué quelle est la nature de l’avis d’infraction qui sera envoyé dans les prochains jours.

L’inspecteur mandaté par l’aide juridique, Pierre Vachon, explique toutefois qu’on retrouve des fissures dans le béton à l’extérieur de l’édifice. Ces ouvertures laissent l’eau s’infiltrer entre les murs, la raison principale de la prolifération de la moisissure.

«Ça se propage dans les endroits humides, sans lumière et sans circulation d’air. L’hiver surtout, quand les portes et fenêtres restent fermées, les spores circulent dans l’air. C’est là que c’est dangereux. Même si on évacue les gens, il est trop tard

Le plancher au premier étage est également fréquemment inondé, selon les locataires de l’appartement 209. La salle électrique qui se trouve sous le niveau du sol n’est pas épargnée. Un contact entre l’eau et les fusibles peut les faire sauter et même provoquer un incendie.

Nous avons contacté l’entreprise propriétaire du bâtiment, Immomarketing. Ils n’ont toutefois pas donné suite à notre demande d’entrevue.

 

<voir l'article original sur JournalLaRevue.com>

Les punaises de lit continuent d’être un problème, notamment à Montréal. Ici, le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy, affirme toujours recevoir des plaintes de façon régulière à cet effet.


Punaises de lit

Le phénomène était pourtant disparu dans les années 50, selon le spécialiste en santé environnementale de l’Agence de la santé de l’Outaouais (ASSSO), Louis-Marie Poissant. Avec certaines mutations et la croissance du nombre de voyages, le parasite a pu effectuer un retour et se propager partout sur la planète.

Si M. Poissant indique que la propagation est moins importante qu’elle a pu l’être au début des années 2000, M. Roy prétend de son côté qu’il s’agit d’un problème de plus en plus important. Selon le visage de Logemen’occupe, la santé publique dans la région ne sensibilise pas suffisamment les gens à cet enjeu. Il aimerait qu’un registre des cas de punaises de lit soit tenu par l’ASSSO.

Lire la suite : Gare aux punaises de lit

Radio-Canada


François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe à Gatineau (archives).

La rencontre qui devait avoir lieu vendredi après-midi entre le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault et le coordonnateur de Logmen'Occupe, François Roy, n'a finalement pas eu lieu.

Une fois arrivé à Québec, le représentant de l'organisme qui était accompagné de la directrice des Oeuvres-Isidore-Ostiguy, Louise Guindon, et du coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), François Saillant, a appris que le ministre Gaudreault devait reporter la rencontre en raison d'une urgence. François Roy s'est dit déçu de la tournure des événements. Il a obtenu cette rencontre après avoir fait une grève de la faim de 17 jours en mai dernier.

« On a manifesté notre déception, c'est quand même un long trajet pour se rendre à Québec, aller-retour la même journée, mais on a quand même pu discuter de l'ordre du jour.  » — François Roy, coordonnateur de Logemen'Occupe
Des résidences de la rue Morin seront démolies.

Le coordonnateur de Logmen'occupe ajoute que la discussion avec le représentant du ministre et le président-directeur général de Société d'habitation du Québec, William John Mackay, a tout de même permis de déterminer l'ordre du jour de la rencontre qui aura lieu le 18 juin. Il a également été établi que la rencontre durerait une heure plutôt que 30 minutes comme c'était prévu initialement.

Des résidences de la rue Morin seront démolies.

François Roy explique que la crise du logement abordable dans l'Outaouais, les problèmes de salubrité de certains logements dans la région et la construction de logements à prix modique seront notamment abordés, comme le souhaite l'activiste.

« On déplore que Madame Marois ait donné autant de responsabilités à une seule personne. M. Gaudreault est responsable des Affaires municipales, responsable du Transport, responsable de l'Habitation. Ce sont quand même de gros dossiers pour une seule personne alors que l'Habitation, à notre avis, nécessiterait que ce dossier-là soit donné à un seul ministre, » a affirmé François Roy à son retour de Québec.

M. Roy espère que la rencontre du 18 juin aura bel et bien lieu et qu'il n'aura pas à effectuer le trajet Gatineau-Québec une deuxième fois inutilement.

<lire l'article original sur Radio-Canada.ca>


François Roy mène une grève de la faim depuis lundi dans un logement insalubre de la rue Morin, dans le secteur Hull.

Étienne Ranger, LeDroit

Guillaume St-Pierre
Le Droit

 

Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, est rentré de Québec bredouille, vendredi. Le militant n'a pas été en mesure de rencontrer le ministre responsable de l'habitation, Sylvain Gaudreault, après que ce dernier ait annulé la rencontre promise à la suite d'une grève de la faim de 17 jours.

«Ce n'est pas très intéressant, avec tout le déplacement», a lancé M. Roy, visiblement déçu de la tournure des événements.

Durant son séjour de quelques heures dans la capitale, le militant s'est tout de même entretenu avec un attaché de presse du ministre, ainsi qu'avec le pdg de la Société d'habitation du Québec (SHQ), John McKay.

«On a effleuré le sujet et abordé quelques points d'intérêt, mais ils n'étaient pas en mesure de donner des réponses ou prendre des décisions, explique-t-il. On n'a rien réglé.» Ce n'est toutefois que partie remise, le militant ayant obtenu l'assurance d'une rencontre le 18 juin prochain.

<lire l'article original sur LeDroit.ca>

Membre